Coucou.
Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter mon accouchement. Parce que oui bien évidemment avant d’être maman, j’ai du passer par la case accouchement.
J’ai eu la chance d’avoir un bel accouchement, j’en garde un bon souvenir plutôt comique même.
Comme vous le savez déjà j’ai accouché le 4 décembre 2019. Tout a commencé dans la nuit. Il était 2h du matin j’ai été réveillé par une sorte d’envie de faire caca ! Je me lève de mon lit plusieurs fois, je fais des allers-retours toilette lit, lit toilette. Je gémis et me tord. Il faut mettre les choses dans leur contexte, mon mari dormait et embauché le lendemain à 8h. Vers 3h du matin je décide de me lever, de toute façon j’étais incapable de dormir.
Ces la que je me suis rappelé de tous ce que j’avais lu, la vague des contractions, l’envie de pousser. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que j’allais accoucher.   j’ai pris une douche, j’ai mangé puis j’ai télécharger une application pour compter les contractions, sans vraiment savoir ce qu’était une contractions.
4h du matin je suis à quatre pattes dans le salon en train de faire des exercices de respiration, je gémi de douleur à ce moment-là je pense aux voisins et à mon mari qui dort au-dessus. Visiblement je ne gêne personne. C’est étrange les choses auquel on pense à ce moment-là. Mon chien me regarde et pleure, sûrement qu’il est en train de compatir. Mais ça a surtout le don de m’agacer, je souffre comme ça pendant deux longues heures. J’exagère en disant longue je n’es pas vue le temps passer.
6h du matin, je pars réveiller mon mari tout tranquillement et sans aucun stress je lui dis : « mon amour il va falloir que tu te lève, déjeune tranquillement vas sortir le chien ensuite on vas à la clinique je suis entrain d’accoucher » Je ne sais pas ce qui est le plus drôle dans l’histoire. Mon calme olympique face à une situation que je ne connaissais pas, ou bien la façon dont il est passé de la position couchée à la position levée en un quart de seconde.
C’était tellement drôle, il était tout agitée il ne savait plus quoi faire. Heureusement que j’étais là pour le détendre le monde à l’envers !  je crois que j’ai gardé mon calme car tout le long de ma grossesse je me suis répété que mon corps était fait pour ça que je ne risque rien. 
Nous n’avons pas de voiture, la clinique se trouve à 2 km de la maison et mes contractions sont rapprochées de cinq minutes, 7h du matin il faut absolument qu’on y aille. Mon mari appelle le SAMU il nous envoie les pompiers. 7h20 Nous sommes enfin dans le camion des pompiers. 7h30 je suis à la clinique. une sage-femme m’examine, je suis ouverte à quatre doigts.
J’avais préparé un projet de naissance, je souhaité un accouchement au maximum physiologique. Avant de passer en chambre on me dit qu’il faut que j’aille faire mon entrée, avec mes contractions je pars dans le hall. Heureusement mon mari est là car à part souffler je ne suis pas bavarde.
L’inscription faite Je passe enfin en chambre on me donne un ballon pour faire mes exercices.  je mets la musique j’appelle ma mère, et je tente désespérément de joindre ma photographe ! Ma photographe c’est aussi ma meilleure amie, et la marraine de mon fils. La connaissant elle est en train de dormir, j’appelle sa mère je lui demande d’aller chez elle la réveiller en lui expliquant que je suis en train d’accoucher. Pour vous faire une idée il y a 100 km Entre elle et moi je suis déjà ouverte à quatre j’ai peur qu’elle ne soit pas là à temps. après ça j’ai un peu perdu la notion du temps les douleurs commençait à s’accentuer.
Au bout d’un moment qui me semblait une éternité je passe en salle de travail on me place un Monitoring mobile. Histoire que je soit libre de mes mouvements. On me ramène mon ballon. En bonne élève que je suis je me mets sur le ballon, je continue à bien travailler ma respiration, je gère !
Je ne saurais pas vous dire à quel moment je suis passé du je gère ça baigne au je gère que dalle j’ai mal sa mère ! Je me suis transformé en bête sauvage ! Plus rien ne va. Le monitoring ne tenait pas et j’en pouvais plus ! La sage-femme m’examine de nouveau, la poche des eaux ce rompt sur ses doigts. Bonne nouvelle je suis ouverte à 6. Mauvaise nouvelle plus rien ne va. J’ai mal, très mal. Je passe de la position debout à la position à quatre pattes puis à nouveau debout puis encore à quatre pattes. J’hurle comme une truie, je frappe le sol, je frappe le lit, je frappe mon mari ! Le pauvre ne savait plus quoi faire, j’exigé qu’il vienne m’aider mais quand il s’approcher je lui disais de se pousser. C’était totalement incohérent est totalement incontrôlable. ( d’ailleurs entre temps nous avons appris que la photographe était sur la route )
Tout en hurlant des injures comme une truie j’hurle donné moi cette putain de péridurale ! Ah oui ! En un quart de seconde je suis passé du je ne veux pas la péridurale a donné moi la péridurale. Encore une fois aucune notion du temps j’ai attendu cette péridurale pendant ce qui m’a semblé être des heures. Bon, en même temps on était quatre à accoucher ce jour là. L’anesthésiste arrive enfin !
Elle me pique à trois reprises avant de parvenir à faire la péridurale, imaginez essayer de faire une prise de sang à un lion totalement éveillé. J’étais devenu un animal sauvage. Péridurale posée. Ouf. La photographe arrive. La sage-femme arrive ( À savoir qu’entre-temps on a dû me couper la blouse car j’ai essayé de me l’arracher) bref la sage-femme m’examine, je suis à dilatation complète. En gros j’ai posé la péridurale pour la sortie du bébé uniquement. Ça faisait tellement du bien ! Je me sentais stone mes tellement mieux. Je retrouvé usage de la parole enfin autre que les insultes !  la sage-femme, la gynécologue et une autre personne arrive enfin. C’est le moment de pousser, je pousse une fois deux fois et j’entends enfin le crie de mon fils ! Quel soulagement. C’est mon mari qui a sorti le bébé, et qui a couper le cordon. Je place bébé au seins pour la tétée d’accueil, je le regarde et le trouve magnifique.
Une fois tout le personnel médical parti je me sent perdu, Sully est né à 14h. On me l’a laissé sur les bras pendant deux heures. Deux heures qui m’ont paru être une éternité. On ne m’a pas aidé à le mettre au seins. J’ai voulu le donner au papa mais il voulait que je profite, moi tout ce que je voulais c’était prendre une douche. Je me sentais mal, je me sentais assommé. Attention j’étais très heureuse mais à la fois très mal. 
Je me sentais un peu perdu face a ce petit être si fragile, j’avais voulu tout anticiper pendant ma grossesse mais d’un coup je me rendais compte que ce sentiment qui me submerger était nouveau. Un mélange de peur, d’angoisse, de stress, et d’abandon. C’est comme si tout d’un coup j’avais été frappé par ma réalité.
De retour en chambre j’ai laissé Sully à papa pour aller faire un tour avec ma copine et faire le point sur ce qu’il venait de se passer. C’était tellement grand.
Je garde un merveilleux souvenir de mon accouchement malgré tout il a été tellement simple. J’ai un petit remords d’avoir fait la péridurale, mais je suis tellement fier d’avoir tenu jusque-là sans.
Et vous ? Votre accouchement, bon ou mauvais souvenirs ?